maniac_2_la_pan...'s profilenoursnours : son univers...PhotosBlogLists Tools Help

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    November 26

    Tiens, un billet inutile!

     
     
         Bon, je vois que mes chansons n'inspirent pas grand-monde... Si ça continue je n'en mettrai plus!
     
         Ah, ne dites rien, j'ai compris. Pour la prochaine, j'essaierai de choisir des thèmes plus universaux, voire plus enjoués. Genre les fleurs, le soleil, la poussière sur les cailloux et les petits oiseaux cuicui. Je prends en compte. Comme dirait l'autre, j'entends ceux qui me laissent des commentaires, mais j'entends aussi ceux qui ne m'en laissent pas. A croire qu'il a fait des études. Enfin bref, on n'est pas là pour discuter politique.
     
     
        Ma liste de "Livres en cours" est difficile à tenir à jour, étant donné que j'ai un rythme de lecture assez spasmodique. Je peux rester trois semaines (voire plus!) sur un seul et unique bouquin, tout comme je peux m'en enfiler cinq en deux jours (ne vous affolez pas de ce chiffre : je le concède, il y a des mangas dans le tas^^). Par exemple, rien qu'aujourd'hui, j'ai lu deux Hideshi Hino (Panorama de l'Enfer et Serpent Rouge) et j'ai fini Helmet Boy, de Mark Maggiori (les fans de Pleymo connaissent ce nom : je leur passe le bonsoir^^)! Hier j'ai lu deux Vian : Elles se rendent pas comptent, et J'irai cracher sur vos tombes. Bien entendu des chefs-d'oeuvres, pour un admirateur comme moi...
     
    Hein?
    ...
    Quoi?
    ...
    Non, parlez plus fort, je n'entends pas.
    Aaah, mon mémoire? Les différents projets qu'on a à réaliser en groupe? Mmmh... Eh bien, comment dire... Pour ne froisser personne, je dirai que je laisse les idées mûrir, je peaufine mentalement mes divers travaux.
         Il faudrait également que j'apprenne mon texte, pour le court-métrage que nous allons tourner. Maintenant que nous tenons bien en main notre histoire, je peux vous la conter! Je sais que vous en mourez d'envie. Non, ne le niez pas, je le lis sur votre visage.
    Alors voilà.
    (euh, je vous présente peut-être le projet d'abord, non? J'en vois parmi vous des qui n'ont pas l'air au courant de quoi que je cause. D'où cette parenthèse.
         Nos cours d'anglais se font en partenariat avec la NYU (prononcez [ènwaïyou], abréviation de New-York University, mais "in France", of course). Et le projet est de se mettre par groupes de 6 (dont les membres sont tirés au sort par la main innocente de notre chèèèèère professeure), dont la moitié est américaine, l'autre française (si vous comptez bien, ça donne un nombre entier). Chaque équipe a pour prétexte de collaboration la réalisation d'un court-métrage, dont elle choisit la teneur (et en tenant bien sûr compte de l'avis de nos cheeeers professeurs). Le thème est aussi libre qu'un pinson sur une branche un mois de mai, mais il est exigé de respecter des règles strictes : ne pas faire durer le film plus de 5 minutes (7 au grrrrand maximum), et que chacun parle la langue de l'autre. (J'ouvre une parenthèse dans la parenthèse (Harpie, tu suis?^^) pour apporter une petite précision. Nous avons visionné les réalisations des promos précédentes et, certes des idées étaient sincèrement bonnes, des acteurs étaient vraiment bons. Mais trop souvent la solution de facilité avait été préférée, à savoir les Américains jouant les Français, et inversement. Et nous voulions éviter cela le plus possible, estimant que la justification de l'utilisation de la langue étrangère pouvait se faire d'une manière différente. Nous en avons sérieusement discuté avec Roudoudou au tout début, et il avait proposé l'idée suivante (jaillie de son cerveau en ébullition) : une troupe de théâtre composée d'acteurs français, faisant appel à des metteurs en scène américains pour les aider à mettre en place une pièce de Shakespeare. L'utilisation des langues est justifiée, et au final il a réussi à placer son idée dans son groupe, ce qui donne un joyeux bordel. PS : j'ai hâte de voir ce que cela donnera! Fin de la parenthèse dans la parenthèse. (Qui elle-même est dans une parenthèse, mais passons sur ces futiles détails qui ne srvent qu'à embrouiller le lecteur de ce billet, qui doit déjà suffisamment l'être (embrouillé, pas dans une parenthèse, suivez un peu)))
     
         C'est amusant, somme toute! Je m'entends très bien avec mon groupe, je dois dire. Je vous avoue, travailler avec des Américains pur souche ne me tentait pas trop, les préjugés envers "ces gens-là" étant très forts. Mais on finit par s'y faire, et c'est une expérience fort enrichissante que de réaliser un projet en commun avec deux nationalités disposant de cultures assez différentes. Sans rire, mes appréhensions sont tombés avant la fin du premier cours, c'est vous dire.
         Bon, je crois avoir à peu près tout dit, il ne me reste plus qu'à refermer ma parenthèse et à vous raconter notre film)
     
     
         Nous sommes tombés d'accord sur un projet tenant du Vaudeville, mais multiplié par deux. A l'origine (j'insiste sur cette expression, mes collègues me comprendront^^) nous avions eu une idée qui multipliait par dix, mais nos cheeeers professeurs sont intervenus pour gentiment nous casser notre délire et nous montrer que ce ne serait pas réalisable en 5 minutes, l'intrigue étant trop complexe. Ravalons notre rage, camarades, au final ils avaient raison. Nous tenions une idée géniale (toute modestie mise à part), mais il nous aurait fallu une vingtaine de minutes pour en venir à bout. Et vingt minutes, c'est trop long. Nous avons donc remanié notre scénario, en gardant l'idée principale, de façon à le simplifier.
         Frustrés, nous nous disions que plus rien ne serait drôle, mais c'était sans compter sur la participation de 6 cerveaux bouillonnant d'idées toutes plus originales les unes que les autres^^
         Voici donc l'histoire. Régalez-vous. Et s'il y en a qui ont des remarques désobligeantes à faire, qu'ils aillent se faire foutre.
     
         Nous avons un couple d'Américains résidant en France, qui visiblement ne s'entendent plus trop bien. Tout part d'eux. Le mari ne parle que français, voulant s'immerger totalement dans la culture française (et chacun sait que la culture commence par la compréhension de la langue, merci à notre prof de sociologie!). Chacun de son côté s'arrange un rendez-vous via un site de rencontres, dans un café quelconque. Seulement, l'un comme l'autre ignorant les activités de son (sa) conjoint(e), ils se donnent rendez-vous comme par hasard à la même heure dans le même café.
         Nous nous retrouvons donc dans le café. Le mari arrive en premier, retrouvant son  rendez-vous(*) ; la femme arrive peu après, avec le sien. Fond sonore : un guitariste américain éperdu de la serveuse française, qui ne comprend pas un mot d'anglais. (Si vous comptez bien, nous en sommes à 6 personnages : le compte y est. Nous pouvons commencer)
     
    Distribution :
    Le mari : P. (Américain)
    La femme : M. (Française)
    Le rendez-vous du mari : E. (Américaine)
    Le rendez-vous de la femme : JR, votre serviteur (Français)
    La serveuse : A. (Américaine)
    Le guitariste : D. (Français)
     
         Ainsi, nous remplissons la part du marché : les Américains parlent français : le mari (qui veut passer pour un Français), le rendez-vous du mari (une charmante actrice parlant français avec un léger accent), et la serveuse (dans un bar français, mieux vaut parler la langue vernaculaire) ; et les Français parlent anglais : la femme (qui revendique le fait d'être américaine), le rendez-vous de la femme (elle n'en peut plus d'avoir un mari qui se borne à parler français, il lui faut un anglophone), et le guitariste (célèbre dans une contrée qui n'est pas la nôtre, ne parle qu'anglais).
         Vous suivez toujours? Je me laisse emporter et ne structure pas énormément. Bah, tant pis pour vous. On continue.
         La première scène se passe en extérieur. Nous voyons le couple mari-femme, P. et M.. Elle apporte une baguette et un sachet provenant d'un MacDo quelconque. Elle tend la baguette à son mari, qui s'offusque qu'elle puisse manger MacDo en France. Elle est énervée de l'entendre parler constamment français, et lui répond froidement que, quelque effort qu'il fasse, il ne pourra jamais passer pour un Français. Ils prétextent ensuite chacun avoir du boulot ; ils sortent leurs laptops(**). L'un s'ouvre sur Excel, l'autre sur Word ; ils se tournent le dos et passent rapidement sur un site de rencontres, afin de poster une annonce.
    (ellipse)
         Après l'ellipse, nous nous retrouvons dans le café. D., le guitariste, chante (bien, au début), plus pour la serveuse que pour le public ; cette dernière lui propose un rafraîchissement (en gros, tout ce qui pourrait le faire s'arrêter de chanter). P. (le mari) arrive, reconnaît son rendez-vous, la charmante E. : ils vont s'asseoir. D. continue à chanter, après un petit verre. (Note : il chante presqu'exclusivement des chansons d'amour, en regardant intensément A., la serveuse.)
         La femme et son rendez-vous ne tardent pas : on les voit devant le café, commentant l'endroit.
    La caméra repasse à l'intérieur, on voit le mari et son rendez-vous. P. s'invente un métier, prof de muscu, et E. semble particulièrement intéressée et aguicheuse. Elle se dévoile : elle est actrice! Surprise que P. n'ait vu aucun de ses films, elle sort son ordinateur portable pour lui montrer des extraits de son dernier tournage : Ma Tour Eiffel. P., s'imaginant voir un film touristique sur Paris, s'installe tout à côté d'elle.
    (n'oubliez pas le guitariste! Il est de plus en plus ridicule à mesure qu'il vide ses verres, apportés par la douce A.)
         Parallèlement, M. et JR (c'est moi) se trouvent au comptoir ; ils discutent. Mais visiblement, JR a l'air assez étrange, un peu weird comme on dit là-bas. Saoulée avant d'avoir bu, M. commande une vodka à la serveuse.
         Puis nous revoyons P., visiblement choqué par la vidéo... L'actrice, très professionnelle, indique que ça, c'est vraiment pas facile. P. s'excuse, bredouille, il doit aller aux toilettes. Mais en se levant, horreur (enfin, façon de parler), il aperçoit M., sa femme. Il se rasseoit, vivement pique le boa de la charmante actrice et se l'enroule autour de la tête. Mine de rien, elle a l'air intéressée;-)
         Entre-temps, M. n'en peut plus avec son rendez-vous. Plusieurs verres vides jonchent la table, et ce n'est pas JR qui les a bu. Elle se lève, finit un dernier verre plus rapidement qu'elle ne devrait et s'en va. JR, toujours aussi weird et persuadé d'avoir une chance, est tout content du moment qu'il vient de passer.
    Peu après, P. s'en va aussi, troublé, et souhaitant bonne chance à E. pour "sa carrière".
         JR se lève, toujours content, et voit la charmante E., seule à une table. Persuadé de la connaître, il l'aborde. Ele ne parle pas anglais, mais il l'a vue dans tous ses films et, enthousiaste, lui demande un autographe. JR doublement content de sa soirée^^
         Nous revoyons le guitariste qui annonce solennellement à la serveuse que, un jour, il saura assez de français pour lui déclarer sa flamme. Il se fait virer, parce qu'il chante quand même faux depuis quelques bières. En aparté, la serveuse est soulagée qu'il ne se soit pas rendu compte qu'elle comprenait parfaitement bien l'anglais.
     
     
         En voilà un beau film, n'est-il pas? Bon d'accord, on fait l'apologie du sexe et de la boisson (je vous ai donné une version assez soft, le rendu sera un peu plus explicite^^), mais le principal est de faire rire. Si on réussit réellement à faire ce qu'on souhaite, ce sera quelque chose d'énorme.
     
         Je me rends compte que je me suis peut-être suffisamment répandu pour ce soir. Mes amis (et aussi ceux que je ne connais pas), je vous souhaite une bonne nuit.
     
     
    (*)En français dans le texte (NDT)
    (**) ordinateurs portables, incultes!
    November 20

    Dimanche soir

     
       Un petit billet pour souhaiter une bonne nuit, et ajouter à cela une touche d'optimisme (une fois n'est pas coutume^^)!
     
     
    Ayons confiance en la vie, elle réserve parfois de bien agréables surprises... Elle n'est pas facile tous les jours ni pour tout le monde, mais parfois je me dis qu'elle vaut le coup d'être vécue! Ce serait trop bête de se l'enlever pour trop peu, on ne ferait que se priver de tout ce qu'elle peut apporter de bon.
     
    La vie est aussi ce qu'on en fait, ce qu'on veut qu'elle soit... Mais c'est un réel combat, et tout ne vient pas toujours (voire jamais?) tout cru dans notre bec. Et même si ça vient tout cru, on a souvent envie de le faire cuire, de l'assaisonner... certains choississent même leur mode de cuisson préféré! Mais ce sont des esthètes, des gourmets de la vie. Bon, désolé pour la métaphore culinaire, mais pour une fois j'ai bien mangé (peut-être un peu trop?) et en bonne compagnie*, et ça change! Freud aurait des choses à me dire, mais parfois je suis content qu'il ne soit plus de ce monde et que je ne l'aie pas en face de moi : j'ai trop sommeil pour pouvoir comprendre ce qu'il aurait envie de me dire...
     
    Sur ce, je vous souhaite une bonne nuit (car si vous avez bien lu le début, c'est l'origine du présent post) et de faire de beaux rêves! Essayer de les réaliser, pour voir... De toute façon, qu'avez-vous à perdre?
     
     
     
     
     
     
    Aujourd'hui, Radio Libertaire fêtait ses 25 ans... Bon anniversaire!
     
     
     
    * (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit! Je n'ai pas exprimé le fait que pour une fois j'étais en agréable compagnie!)
    October 29

    Journée de brouillard

            Aujourd'hui nous sommes le 29 octobre. On est dimanche. L'année n'a pas d'importance. Dernier week-end d'octobre : implique le passage à l'heure d'hiver. Cette journée durera près de 25 heures... Une journée plus longue que les autres. Pourquoi faut-il que cela m'attriste? On est dimanche, profites-en! Je vais essayer. Je me suis levé assez tard, mais mon ordinateur m'intime de dérégler mon horloge interne, ainsi que celle de mon portable. Les deux seules horloges de l'appartement. Celles qui rythment ma vie. Seconde par seconde. Heure par heure. Jour après jour, mois après mois. Et bientôt année par année...
     
           Il y a du brouillard aujourd'hui. Une pluie fine et lente tombe doucement du ciel, se transformant en un voile d'humidité pénétrante, tel le brouillard. Il n'y a pas de brouillard, juste une apparence de légère brume. J'aurais bien aimé qu'il y ait du brouillard aujourd'hui. J'aime bien le brouillard. J'ai l'impression de me sentir dans mon élément. On n'a qu'une vague idée de se qui se passe, on essaie de deviner les contours de ce qui nous entoure... On marche, erre un peu au hasard. Et soudain, on voit deux lumières diffuses, devant, comme la lumière au bout du tunnel. On s'avance, comme hypnotisé. Un bruit de moteur nous rappelle que, lorsqu'on avance dans un tunnel à la recherche de la lumière bienveillante, on s'aperçoit qu'au final la seule à laquelle on peut s'attendre est celle des phares d'une locomotive lancée à pleine vitesse. Presque : c'est un bus. Merde. Pousse-toi. Voilà. Re-sur le trottoir. Nettement mieux. Et on repart à la chasse aux contours diffus. A chaque réverbère on s'attend à trouver un pendu, un corbeau perché sur son épaule. A chaque coin de rue on s'attend à voir surgir une bête fantastique, à l'allure presque humaine et qu'on a délogée de son poste d'observation rien qu'en s'approchant. Elle s'enfuit en courant, moitié claudiquant. Je ne parle pas de ces brouillards façon fumigènes, créés pour les besoins d'un film aux tendances glauques, mais bel et bien d'un vrai brouilard, presque opaque tant il est dense et profond. Cela a quelque chose de magique, je trouve. De fantastique, au sens littéral du terme. Et puis le brouillard a quelque chose de rassurant. C'est comme traverser une balle de coton, mais en moins serré et plus froid. Cependant on se sent bien, à l'aise comme dans un cocon. en un rien de temps le monde se transforme en quelque chose d'onirique.Plus il est dense plus il dure longtemps, mais plus aussi la lumière du soleil qui lui fera suite sera agréable.
     
             Je n'attends pas le soleil, mais le brouillard... Se fondre dedans, ne faire plus qu'un avec lui puisqu'on est lui. Devenir le brouillard. L'apprivoiser, afin de mieux s'orienter, de se sentir plus puissant face aux personnes qui s'en inquiètent, qui pestent parce qu'elles ne voient rien, qui se prennent le tibia dans un banc et repartent, claudiquant, sans s'être aperçu qu'une entité les observe. Certaines personnes manquent de poésie. D'émerveillement. Arrêtez-vous, tout simplement. Pas longtemps : juste deux minutes, ou même trente secondes. Trente secondes c'est déjà bien assez long, quand on prend le temps d'y penser. Et pendant cette demie-minute, interrogez-vous. Tiens, du brouillard. Comment s'est-il formé? Savoir que ce ne sont que de fines particules d'eau en suspension n'enlève rien à la beauté de la chose : le brouillard, c'est un nuage fatigué qui s'est posé sur la ville, afin de reposer ses ailes. Il repartira, ensuite. Ce serait trop bête de ne pas en profiter. L'expression "marcher la tête dans les nuages" prend tout son sens, n'est-ce pas? Pendant ces trente secondes, prenez conscience de l'expérience qui se produit. Encore une fois, prenez le temps d'y réfléchir. Réfléchissez-y, mais pas comme un miroir, sombre abruti. Et vous ne verrez plus le brouillard comme un désagrément. Reproduisez l'expérience. Pas forcément avec le brouillard. Avec ce que vous avez sous les yeux. Observez un moineau. Pendant les secondes durant lesquelles il s'est posé près de vous. Observez un escargot entreprenant l'ascension d'un arbre. (là ça peut prendre plus de temps, en revanche, mais vous commencez à prendre l'habitude maintenant, non?). Faites de votre quotidien une poésie. Vous serez moins tendu en arrivant au boulot. Et si vous êtes en retard, autant que cela en vaille la peine.

    Samedi soir, 23h...

     
     
         Qu'est-ce qu'on séclate! Youpi...
     
    Non, je déconne. Je ne me plains pas, j'aurais pu choisir de sortir, aussi. Mais... non. Pas envie de sortir, pas envie de s'extraire de son cocon, pas envie que le temps passe. Pas envie que le temps soit passé, pas envie que le temps continuera à passer. Pas envie de bouger pour se changer les idées, puisqu'une fois qu'elles sont changées elles reviennent comme si de rien n'était. Pas envie de manger, encore moins celle de dormir. Pas de concentration plus de 5 minutes, donc pas envie de lire. Envie. Envie de quoi? Envie de rien. Envie de RIEN. C'est déjà quelque chose, me direz-vous. Si on dit "moins que rien", c'est que rien vaut déjà quelque chose. (je vous renvoie à Raymond Devos si l'explication de ce postulat vous intéresse.)
    Rien ne vaut vraiment pas grand-chose.
    Musique. Ecouter de la musique. Un peu de tout. Voilà. Tiens, une chanson triste. Changeons. Ah, celle-ci a une mélodie guillerette, on pourrait presque y croire! Mais non. Try again. ...Aaah, du punk, ça bouge, ça, ça déménage! ("mais pourquoi tu souris? y'a pas d'merveille ici, y'a que d'la haine et du sable alors on sourit"...) Non plus. Tiens, encore une chanson triste. Bon. Faut dire, avec ce que je lui donne à bouffer, à ma bibliothèque musicale, elle va avoir du mal à me donner quelque chose de joyeux. Si, le seul truc que j'ai, c'est Funky Town, de Lipps Inc. Ca vient de la BO de Shrek 2, c'est cool. Mais ça dure trois minutes.
    Quoi? Oui, c'est un billet de dépressif, et alors? Tu n'as qu'à pas continuer de lire, voilà tout.
    Ca va, mais je me sens bizarre. Et comme par hasard, c'est le moins bon qui l'emporte. Je me sens bien, mais désespéré à la fois. Sentiment curieux. Je ne crois pas me rappeler l'avoir déjà éprouvé. Tu me manques, je sais que tu ne vas pas bien, tu sais que je ne vais pas bien, mais nous savons aussi que c'était inéluctable. Tiens, Micropoint ; No choice, part 2. Il y a un arc-en-ciel. Quelque part. Derrière toi. Toujours face au soleil. Tu regardes vers l'astre du jour, mais il y a des nuages. En plus il fait nuit. Manquerait plus que la pluie! ...Et merde. Qu'est-ce qui m'a pris de proférer une telle chose? A chercher le soleil pour trouver l'arc-en-ciel, tu ne vois ni l'un ni l'autre.
    Faire confiance aux gens? Etre sympathique? ... Pour quoi faire? Toujours à pointer du doigt un endroit sensible, alors qu'ils racontent simplement leurs histoires. Mais elles font mal. J'ai mal. Tiens, j'ai envie de pleurer. Et comme par hasard, Volo se met à chanter. "Ca fait mal, mais c'est bon de pleurer par amour"... Je suis d'accord. Minuit approche. On sera bientôt demain. Un autre jour. Oui. Un autre jour. Semblable à la veille. Tout comme aujourd'hui. Tout comme les jours précédents. Et pendant encore un bon paquet de journées, à mon humble avis. Chercher le soleil. Vivre le jour afin de pouvoir enfin l'apercevoir. Effacer les nuages. Envoyer une énorme bourrasque, laver le ciel d'après la pluie. Et sentir cette odeur d'humidité s'échapper de la terre, du sol. Si on fait abstraction des gaz d'échappement, cela apaise. Cette odeur de pluie m'apaise. Me fait retrouver un certain calme intérieur. Comme les escargots.
    Voilà. J'ai repensé à l'odeur de la pluie, je me sens un peu mieux. Cool, je n'aurais pas à me jeter de mon balcon.
     
     
    (Je demanderais à ceux qui ont lu ce billet jusqu'au bout de ne pas me laisser de commentaire, si jamais l'envie vous en avait pris. J'avais besoin d'écrire cela ici, maintenant, mais je ne tiens pas à épiloguer.)
     
     
     
     
    Pendant ce temps, le petit Georges attend ses parents au stand de crêpes.
    October 26

    Hey, vous avez vu?

     
     
        Non mais vous avez vu l'heure???
     
    Il n'est même pas 07h30 du matin et je suis réveillé!!! Si si, vous avez bien lu. Ce qui ne signifie pas que je n'ai pas dormi de la nuit ; je me suis couché, j'ai dormi, et je me suis réveillé! Moi je dis, ça se fête!^^
     
    En plus les vacances approchent à grand pas... A 13h demain, soit dans moins de trente heures. (en plus je fais des maths!!! Je dois être malade...)
     
    J'étais dans la phase "certaines nuits, même le sommeil paraît fastidieux", mais aujourd'hui, non! J'espère que ça continuera comme ça^^
     
    Passez une bonne journée!
    October 23

    Un peu de tout!

     
     
       Vous avez vu? Je me foule pour le titre de mes articles, hein?
     
    Grande nouvelle : J'AI DORMI!!! Vive le week-end. Bon, d'accord, j'avoue, c'était de 4h à 12h30, mais quand même! Ca se fête. Mais j'y retourne juste après ce petit billet, promis. Histoire de pas arriver en DST demain avec les yeux qui se croisent... C'est la nouvelle lune, ce soir, je devrais pouvoir trouver le sommeil sans trop de problème. Vu qu'avec la pleine lune je n'y arrive pas^^
     
    Que de bonnes nouvelles, en fait! A la fin de la semaine, nous avons droit à une petite semaine de congé, j'irais donc faire un tour vers mas racines normandes, compter les vaches, tout ça... En plus le week-end prochain on passe à l'heure d'hiver! Donc on recule d'une heure, mais on en gagne une de sommeil. J'ai déjà dû dire ça l'année dernière, mais maintenant que j'ai compris comment ça fonctionne, si vous avez des problèmes je vous explique;-) Vendredi après-midi normalement on n'a pas cours, si j'ai bien compté. On a pas mal avancé sur notre film, le script est presque écrit ça fait plaisir. Sur le projet éditorial notre groupe n'est pas le dernier non plus, donc tout baigne. Et en ce qui concerne le mémoire, j'ai de solides sources auxquelles me référer.*
    Tout va bien, somme toute! (comme quoi tout est affaire de relativité)
     
    Allez, passez une bonne nuit (ou une bonne journée, si vous habitez la polynésie française), et vaquez en paix à vos occupations! La vie ne mérite pas qu'on lui tourne le dos.
     
     
     
     
    * Oui, je sais, ça peut paraître obscur, et je ne serais pas étonné d'être le seul à comprendre ce que j'écris^^
    October 20

    L'Amour...

     
     
        L'Amour...
     
    On court tous après bicoz c'est à la mode. Etre célibataire est devenu ringard, démodé, has been... Et on est persuadé que l'on ne vaut rien si on n'est pas avec quelqu'un.
     
    Cela dit, certains Le croisent! Et ces gens-là sont les plus heureux du monde. Sérieusement.
     
    Mais avoir une relation juste pour dire "ah non désolé poulette, je suis pas libre en ce moment" avec un air suffisant, ben
    pour moi ce n'est pas de l'amour. L'amour en tant que bien de consommation, pourquoi pas? On a bien créé Nöel, Halloween, la fête de tous les parents qui soient (manque plus que la fête de la belle-mère de la soeur du voisin par alliance), et la St-Valentin (Dieu ait son âme) est devenue un des moyens les plus sûrs de se faire de l'argent...
    Toutefois, on court après l'Amour, on essaie plusieurs combinaisons voir si ça marche, et le taux de divorces dépasse celui des mariages (ou pas loin). Rares sont ceux qui trouvent leur moitié (au sens littéral, j'entends), plus nombreux sont qui ont une "aventure".
     
    Dark shines, & Feeling good... Comprendront la référence celles et ceux qui ont l'album.
     
    Je suis fatigué, je ne tiens plus, voilà déjà quelques jours que je ne dors plus.
     
    La caféine c'est bien, mais ce n'est pas suffisant.
     
    J'ai les nerfs à fleur de peau, je ne suis pas dans mon assiette, je dois assurer la Manga Expo tout le week-end, j'ai failli tomber dans les pommes mercredi matin, et je ne dormirais pas avant le week-end suivant. Bref, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes!
     
    Je ne suis pas dans les meilleures conditions pour écrire ici, mais qu'importe. J'écris, j'assume, et si j'assume pas c'est de ma faute, et je retirerai le présent billet.
     
    L'Amour me manque, comme je l'ai déjà dit crée un vide immense en moi, du coup je m'abstrais dans le travail pour combler ce manque... Cela dit ça porte ses fruits : je n'ai jamais été aussi productif qu'en ce début d'année! J'espère que vous viendrez nombreux à la conférence manga^^
     
    Je m'arrête avant de partir complètement en vrille, bien que je pense avoir déjà été trop loin...
     
    Passez une bonne nuit, et réveillez-vous demain matin!^^
    October 16

    Un peu de rien...

     
       Quel dimanche soir prolifique!
     
    Sauf que là, je n'ai plus rien à dire. Plus rien qui puisse décemment paraître sur un espace tel que celui-ci, en tout cas. J'écris juste pour écrire, dans le but de ne rien créer de constructif. Juste une petite chose qui n'est pas indispensable à lire. J'écris pour moi plus que pour vous (soit dit sans offense, bien sûr), pour me libérer (de qui? de quoi?)...
     
    J'ai sommeil, mais je n'ai pas envie d'aller me coucher. Simplement parce que je n'ai pas envie de vite arriver à demain. Si je dors, je me retrouverai plus vite demain matin. Pourtant, j'attends demain midi avec impatience!* Lyzenka m'a appris quelque chose, à savoir la formule chimique de la caféine ; ça s'écrit : C8H10N4O2. Voilà. Je me sens mieux. ^^ Je m'en sers pas mal, en ce moment, je dois dire. Mais je ne suis pas le seul, j'en ai bien conscience.
     
    En plus c'est nul la vie, je n'ai même pas gagné à euromillions cette semaine (non plus). Vous me direz, le vendredi 13 a assez mal débuté! Je me suis retrouvé à la gare du RER pour apprendre qu'un transfo avait pris feu et que du coup il n'y avait absolument plus aucun train. Solution de rechange : le TER (ma ville est bien desservie, c'est aussi pour ça que je l'habite^^). Manque de bol, le transfo enflammé avait également endommagé la ligne de chemin de fer ; résultat : une heure de retard pour le TER. Une fois sur le quai, je n'allais pas encore descendre pour aller prendre le bus! J'ai mis une heure et demie pour arriver en cours, au lieu des 20 minutes habituelles auxquelles je m'étais habitué... Au moins cela aura fait rire mes collègues^^
    Je ne me lamenterai pas sur mon sort, il y en a de bien pires, sur lesquels je ne m'étendrai pas plus.
     
    C'est aussi une des raisons pour lesquelles je ne parle pas beaucoup : si je parle trop, je parle de moi et je me plains (souvent). Et c'est une chose que j'ai du mal à supporter. En effet, on a toujours du mal à accepter de vivre avec ce qu'on a. C'est dans la nature humaine, mais ce n'est pas une raison, je trouve. On veut toujours plus, toujours mieux et toujours plus grand. Mais il faut faire avec ce qu'on a, tout simplement. J'ai conscience que ce n'est pas le discours d'un démuni, que je tiens là, et s'il choque je m'en excuse, ce n'est pas mon but. J'ai ma personnalité propre, j'ai une philosophie de vie, et je ne changerai pas radicalement pour plaire à quelqu'un. Il faut aussi accepter les autres tels qu'ils sont, et comme ils viennent. Mesdames (enfin surtout mesdemoiselles) je vous le dis : l'homme parfait n'existe pas. Il est ordinaire, avec des petits défauts qui s'accorderont bien aux vôtres. Ce qui rend la chose difficile à trouver. (Si je me trompe, dites-le moi : je tiens à conserver ma personnalité, mais je pense être d'un caractère suffisamment ouvert pour être à l'écoute de toute suggestion)
     
    C'est bizarre, l'amour, ça ne se commande pas. On aime quelqu'un à la folie, pour ce qu'il est, pour ce qu'il nous apporte. On serait prêt à tout pour cette personne (et quand je dis "tout" j'entends bien tout). Et au bout de quelque temps (de quelques mois à trois-quatre ans), on s'aperçoit l'un comme l'autre que, contre toute attente, alors que l'on s'était juré un amour éternel, ce n'était au final pas la personne avec laquelle on allait finir sa vie. C'est bien triste, n'est-ce pas?
    Ce qui me pousse à poser une autre question : qu'est-ce qui fait que nous recherchions absolument l'Amour pour vivre pleinement sa vie? Depuis que je ne l'ai plus je sens un immense vide en moi, malgré le fait que j'adore ce que je fais! Ce qui laisse à supposer que simplement faire ce qui plaît dans la vie ne suffit pas à s'épanouir totalement. Pourtant c'est déjà énorme de pouvoir réussir à faire ce qui nous plaît! Je suis différentes formations dans des domaines que j'apprécie énormément, j'assiste à des conférences, vais dans divers salons... J'adore ça, mais j'ai toujours ce vide en moi, malgré tout. C'est curieux, pour le moins. En même temps, je sais aussi que de simples aventures ne rempliraient pas grand-chose, même si je le souhaitais. Mais la recherche de l'"âme soeur" prend du temps, surtout quand on ne cherche pas...^^ Un vide, d'accord, mais un vide nécessaire pour le moment. Quand la rappellerai-je?... Dieu seul le sait, si jamais il y en a un. Comme disait Voltaire, "si Dieu n'existait pas, il faudrait l'inventer". J'aime beaucoup l'ironie de cette phrase. (enfin moi je la trouve ironique, mais bon je connais pas Voltaire plus que ça)
     
    Vous avez remarqué? Moins on a de choses à dire, plus on en dit. Il faudrait que j'installe un compteur sur mon espace, histoire de voir combien de gens viennent... Parce que je fais comme s'il n'y avait personne, mais je me trompe peut-être! (*espoir*) Enfin bref. Je vais peut-être arrêter mes divagations pour ce soir. Je vais aller me coucher, je vous souhaite par conséquent une bonne nuit!
     
    A bientôt peut-être.
     
     
     
     
     
    *Note de bas de page : voir billet précédent
    September 19

    J'suis rentré!

     
     
     
            Me revoilà!
     
    Et j'ai même pas trop bu... (si, c'est vrai!) En revanche, si la quantité ne prédominait pas, le vin était de bonne qualité : merci Camille!^^
     
    J'ai donc fini par la terminer, cette journée. J'ai rempli mon programme (ma gardienne va bien, merci), malgré quelques imprévus! Eh oui, je n'avais pas prévu que ma mère m'appellerait...
    La soirée fut bonne bonne : apéro et dîner chez Camille (donc), pour sa crémaillère, en quelque sorte (et puis, quoi, a-ton besoin d'une excuse pour se retrouver entre potes? non, bien sûr). Nous avons même eu une invitée-surprise! Mathilde, qui connaît maintenant la banlieue sud comme sa poche^^
    Grande soirée au Uno (j'ai failli gagner à un moment, quand même!), entrecoupées de discussions et d'une pause-cigare & rhum bien méritée^^ Je n'avais jamais goûté le cigare (petit joueur toi-même). C'est bon, mais je ne pourrai pas m'en faire un tout seul : même les meilleurs sont un peu écoeurants, à force.
    Merci Mathilde de nous avoir raccompagnés, le premier train aurait fini par se faire attendre...
     
    Et me revoilà, devant mon écran, bien fatigué, et en manque d'inspiration pour ce petit billet... Mais chose promise chose due!
     
    Demain je reprends les cours, il faudrait peut-être que je les prépare un tantinet soit peu dans la journée! Aussi vais-je aller me coucher afin d'avoir les idées à peu près claires d'ici quelques heures...
     
    Je vais donc vous souhaiter une bonne nuit, et vous dis à demain cher lecteur(trice)!
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Et pendant ce temps, la ville dort paisiblement...
    September 18

    Bonjour!

     
     
       Un petit billet en début de journée, ça change;-)
     
    Pour dire qu'aujourd'hui, c'est ménage! (une fois n'est pas coutume, hihi)
    A faire :
    Mon lit, nettoyer la cage des souris, passer l'aspirateur ensuite, faire une pause "look at mails", prendre une douche (eh oui, une nouvelle semaine commence! (bon d'accord, je sors))...
    2ème partie :
    Sortir de chez moi. Dire bonjour à la gardienne, aller faire des courses, revenir, dire bonjour à la gardienne si elle était pas là quand je suis parti, ranger les courses, tailler mon bonsaï.
    Et en plus, ma corbeille est pleine.
    Et tout ça en musique! Activer le mode "shuffle" de ma bibliothèque musicale.
    Note à Benêt : A toutes les mauvaises langues : Non, je ne viens pas de me lever. Seulement, j'ai pas fait grand-chose de constructif depuis ce matin (à preuve ce petit billet^^)
     
    La soirée :
    Apéro prévu sur Paname avec des potes (note personnelle : ne pas arriver beurré!)
    Rentrer à pas d'heure. S'installer devant l'écran, et poster encore un petit billet pour effectuer un bilan de la journée.
     
    ...Ouf!
     
    Quelle journée fatiguante!... J'en suis exténué d'avance. lol
    Allez, on est parti! Gambaru yoooooooo

    un peu plus tard dans la soirée...

     
     
      Re- !
     
    Je ne crois pas avoir réellement quelque chose à dire, non... Pourquoi reprends-tu le clavier, alors? me demanderont les sarcastiques. Et bien quand je n'ai rien à dire, moi monsieur (ou madame ou mademoiselle), et bien je veux qu'on le sache. Et si vous n'avez rien à dire (a fortiori rien à faire, sinon vous ne seriez pas ici^^), eh bien on en parle, on en discute! Il paraît que la communication avec son entourage ça fait du bien. Montrons-le! Prouvons-le! Et fermons le caquet à tous ces fieffés imbéciles qui croient le contraire, camarades!... euh, chers amis!
     
    Je me pose des questions sur l'Univers, la Vie et tout le reste. Cela n'en a pas l'air, mais ce n'est pas rien! Et rien, c'est déjà quelque chose! Certains osent prétendre avoir trouvé la réponse à la question concernant l'Univers, la vie et tout le reste. Et la réponse à cette question concernant l'Univers, la Vie et tout le reste serait... 42. Je n'invente rien! Je l'ai lu dans un livre. Ce doit être vrai!
    Admettons.
    Mais dans ce cas...
    Quelle est la question?
     
    *soupir dépité*
     
    Qui suis-je? D'où viens-je? Où vais-je? Où cours-je? Dans quel état j'erre? (oui, je sais, c'est éculé, mais ça me fait toujours rire)
    Le grand penseur contemporain Fernand Raynaud (paix à son âme, lui aussi, décidément) prétendait répondre : "Je suis moi, je viens de chez moi, et j'y retourne!" C'est une réponse.
    En voici une autre : "Le but de la vie, c'est la vie, justement". Je ne sais plus quel est le crétin qui a pondu ça, mais si je le retrouve, celui-là... Encore un qui a fait des études, tiens!
    Mais je vais vous dire : je ne cherche pas les réponses des autres. Elles peuvent aider, certes, mettre sur une voie, comme ces bouquins qu'on a lus et qu'on n'oubliera pas de sa vie tellement ils nous ont bouleversé et fait changer le cours de notre vie. Je cherche mes propres réponses, comme la plupart (de ceux qui cherchent, j'entends). Mais quoi?  me lancerez-vous, hautain(e)(s).Fi de ces baragouineries, vis ta vie comme tu l'entends. D'une part je me targue d'être assez mélomane (ne critiquez pas mes listes de musique!), d'autre part je ne vais pas me faire ermite et me la jouer à la Socrate, non? Si? Non. Je n'en ai pas la moindre envie. (Remarque, cela ne me ferait peut-être pas trop de mal... A étudier)
     
    Non mais. Vous vous rendez compte? Le temps que vous perdez à lire les conneries que je débite (non c'est pas un gros mot), vous pourriez l'utiliser à meilleur escient. Je sais pas, moi. Vous faire cuire un oeuf, battre votre record sur Tetris (si, ça existe encore), écouter vos messages, répondre au courrier urgent, recommencer la préface de la dernière édition de Don Quichotte de la Manche, passer l'aspirateur et moult choses encore!... Mais vous êtes là, à me lire, et je vous avoue un truc : ça me fait bien plaisir.^^
    C'est marrant, d'écrire. C'est comme si on déposait un morceau de présent quelque part (un cahier, un bloc notes, un blog...). Vous le lirez, mes pensées auront déjà dévié vers autre chose depuis bien longtemps, et vous vous resterez dans mon présent d'alors, qui est maintenant votre présent mais qui est dorénavant mon passé (vous me suivez?).
    Un peu comme la lumière des étoiles. Elle met des années à nous parvenir, voire des dizaines, des cenaines de millions d'années!... Ce que nous voyons dans notre présent n'est autre que le passé de cette étoile... Elle a déjà bien grandi, n'est déjà plus à la place d'où la lumière nous parvient, elle est peut-être même déjà éteinte...
    Ici c'est pareil : vous me lisez, j'en suis fort aise. Mais si vous tombez sur cette page par hasard aujourd'hui (pour vous), que ce soit dans deux jours, six mois ou dix ans (pour moi), peut-être bien que rien ne vous laissera entendre que je ne me suis pas déjà éteint...
    J'aime bien écrire. Cela détend, défoule, met à l'aise avec soi. L'esprit ne réfléchit plus, les doigts font courir le stylo sur la page, ou courent d'eux-mêmes sur les touches d'un clavier, comme ici... Le corps parle de lui-même, et à travers lui : une partie du subconscient. Je réféchirais, je ne continuerais pas, et je publierais encore moins ce billet. Donc je ne réfléchis pas et je continue. Continue à écrire. Continue. Encore. Encore.
    Tout ça pour dire que la vie est bizarre, quelquefois... Elle réserve de ces surprises! Tenez, moi qui suis un grand paresseux devant l'Eternel (je ne le renie pas), je me suis engagé pour quatre formations différentes cette année! Quand on compte toutes celles (les années) où je peinais pour finir mon année sain et sauf... Je me suis octroyé moi-même une surcharge de travail! Abattez-moi, je dois être malade... Hein!? Oh non! Nonnonnon! Nooooooooon, lâchez-moi, j'aime pas mettre cette chemise avec les manches dans le dos, aaaaaaaaaahhhh!!!!
    Franchement, j'te jure...
     
    Je sais pas où je suis! Je sais pas c'que j'fous là... A l'échelle universelle, nous n'existons pas. Nous existons parce que nous voulons bien le croire. Et le géocentrisme (évident dans toutes les civilisations) se traduit à l'échelle universelle par ceci : nous croyons en être le centre, que si des petits hommes verts se baladent quelque part ils finiront bien par venir ici... Laissez-moi rire! Je paraphraserai Clavin pour répondre : à mon avis, la preuve qu'il y a une intelligence supérieure dans l'univers est bien qu'elle n'ait pas encore cherché à nous contacter...
    Quiconque observe l'univers en est le centre.
    Donc, vivons à notre échelle! Comme les bactéries, les gnomes et les arbres doivent vivre à la leur...
    Et faisons de notre mieux! rien ni personne ne se rappellera plus de nous dans quelques dizaines de milliers d'années. A propos, le colis qui a été envoyé dans l'espace à l'intention d'une éventuelle trace d'intelligence indique-t-il exactement la position de la Terre? Parce que pour le retrouver...^^
     
    Bon allez, ça suffit, maintenant. J'arrête avec mes conneries, je rentre chez moi.
     
    Bisou à ceux que je connais!^^
     
     
     
    Despite on my rage / I am still a rat in a cage
    I still believe that I cannot be sad...
    (Smashing Pumpkins)
     
     
    Morceau du soir 2 : Nothing else matters, de Metallica, sur le Black Album...
     
    September 17

    Bonsoir!

     
         Bonsoir!
     

    Comment allez-vous en ce frileux dimanche soir? La rentrée commence à se faire sentir (desolé pour celles et ceux qui sont déjà rentrés^^), ainsi qu'une douce odeur d'automne... Selon mon humeur, l'automne m'attriste ou me met en joie! Certains jours, il fait gris "comme un dimanche de novembre", il fait presque froid, certains arbres sont déjà presque nus, et froisser ce tapis de feuilles brun-gris fend le coeur, comme si on foulait au pieds une vie qui a cessé de se consumer, une bougie dont la flamme est éteinte... Et puis d'autres, au contraire, on s'émerveille des mille et une couleurs chaudes que prennent les feuilles, on s'amuse à souffler pour voir de la buée s'échapper de nos lèvres, le froid vivifie et le doux craquèlement des feuilles jaunes, rouges et brunes réchauffent le coeur!... Comme quoi, la vie n'est qu'une question de point de vue.

    Je reprends la citation de notre regretté Douglas Adams mise en exergue : "La vie lui rappelait en permanence combien le monde paraissait bizarre lorsqu'on le regardait après avoir fait un simple pas sur la gauche." Parfois, il suffit de faire un simple pas sur la gauche, et ce que l'on trouvait d'un noir absolu prend de doux reflets bleutés.

    La vie malmène, néanmoins mène où l'on veut à condition de bien le vouloir. Certains disent que la vie est comme un arc-en-ciel : il faut de la pluie et du soleil pour en voir un. C'est joli, je trouve. Un peu guimauve, mais bon.  (à l'auteur(e) de cette image : désolé si tu passes sur ce site, mais je n'ai pas noté l'adresse de ton blog! Du coup je peux pas te demander la permission...)

     

    Soyons heureux de vivre, bordel! Certains n'ont pas cette chance! Certains ne pourront pas grandir, ne peuvent pas sortir de chez eux, d'autres ont déjà entamé leur compte à rebours personnel... Ils tentent malgré tout de se raccrocher de toutes leurs forces à ce fil ténu qui les lie à la terre. Ils luttent pour leur vie. Certains s'en sortent, réussissent à vaincre le mal qui les ronge... A ceux-là, je tire mon chapeau et dis Monsieur! /Madame! (biffer les mentions inutiles)

    La vie s'échappe, file et se déroule ; certaines personnes la suivent (environ six milliards et demi actuellement), d'autres courent après, d'autres encore sautent en marche... Au mieux (soyons optimiste^^), l'humanité en a encore pour un milliard d'années à vivre. En effet, dans environ un milliard d'années, notre cher soleil commencera la fin de sa vie (Toi! Tu as ri. Dehors.) et enflera, jusqu'à priver notre pauvre petite planète de son atmosphère (pour commencer). D'ici là il aura fallu trouver un moyen de s'échapper de notre système solaire afin de rejoindre une planète hospitalère, c'est-à-dire à une distance suffisante d'une étoile pour ne pas être trop chaude et pas trop lointaine pour ne pas finir congelé. Mais ce n'est pas encore chose faite : le moyen de transport se déplaçant à une vitesse supérieure à celle de la lumière n'est pas pour tout de suite... Déjà qu'on n'arrive pas à voir d'exoplanètes différentes de Jupiter. Et vu la manière dont on prend soin de notre planète je pose la question : réussira-t-on (réussiront-ils) à découvrir à temps ces merveilles de la technologie?

    D'après Yves Paccalet ("L'humanité disparaîtra, bon débarras!"), l'humanité ne subsistera pas jusque-là, de toute façon. Avec tout ce qu'on fait subir à notre planète pour notre seule soif de consommation... (Je ne blâme personne : avec quoi croyez-vous que je suis en train d'écrire?) J'écris juste ceci pour faire réfléchir un peu... Une sorte de "Vivons heureux en attendant la mort", quoi. Je n'aurais donc qu'une invective : que ceux qui peuvent "vivre heureux" en attendant leur dernière heure (demain? dans six mois? deux ans? dix ans? soixante-dix ans??), à ceux-là je dis : Profitez! Et vivez heureux, tant que vous le pouvez! Vous verrez, vous ne le regretterez pas. Je n'ai pas encore fait de voyage aller-retour pour vérifier, mais j'en suis sûr!

     

    Bref. J'étais parti sur l'odeur approchante de l'automne, moi...

     

    Bon, ben autant finir sur une note d'optimisme, non?^^

     
     
     
    Morceau du soir : Purple Requiem, de Nathaniel Mechaly, sur la bande originale de Revolver.
     
    September 10

    Vive la rentrée^^

     
         Ben j'vais vous dire une chose : vivement cette *** de rentrée! C'est pas que je m'embête ni que j'ai vraiment hâte de reprendre les cours, mais au moins ça sera fait!
    Et j'en aurai fini avec ce *** de rapport... ^^
    (oui, j'aime bien y croire, je suis d'une nature optimiste au cas où vous ne l'auriez pas remarqué... lol)
     
    Alors, les coeurs joyeux, qu'avez-vous à me dire?
     
     
    Vous aurez les paroles d'une autre chanson d'ici peu, si je n'oublie pas.
     
     
     
     
     
     
     
     
    Pendant ce temps, le monde continue de ne pas tourner rond...
    September 08

    ...

     
       ...
     
     
     
    Si vous souhaitez placer un commentaire (sur tout, sur rien, sur ce qui se passe dans votre vie) même le plus inepte qui soit, c'est ici!!!
    Avis aux amateurs qui désirent se délier la langue
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    Pendant ce temps, une tempête fait rage sur Jupiter depuis quelques siècles...
    August 28

    Référence

     
     
       Et pendant ce temps, la compagnie partage un cake aux anchois... *
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    *(J'aime pas les anchois!)
      (Ta gueule)
    August 25

    Bien le bonjour

     
     
    Bonjour à vous!!!
     
     
     
    A ceux qui se poseraient la question (et je sais qu'ils sont nombreux) : non, je ne suis pas mort (encore que c'est pas l'envie qui manque*).
    Mais vous savez ce que c'est, les vacances, tout ça...
     
    Bon, ben c'est pas tout ça, mais j'ai mon rapport de stage à terminer, moi.
     
    Allez, salut!
     
     
     
     
     
    (au fait, avec toutes ces bisbilles au sein de notre département, vous savez si la rentrée a bel et bien lieu?... C'est pas que je m'inquiète mais bon.)
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
     
    *Mais non, c'est pas vrai
    June 01

    "Vacances"? vous avez dit "Vacances"?

    BONNES VACANCES
    A TOUS!!!
     
     
     
     
    Voilà, c'était pour la touche d'optimisme.
    Mais ce coup-ci ça y est, c'est vraiment fini! Bon je vais pas me mettre à chialer non plus, mais ça fait bizarre tout de même.
    Et puis en ce qui concerne les "vacances"... Pour certains ce ne seront pas des vacances, comme tout un chacun le souhaite, mais des vacances... lol
    Profitons du week-end et de chaque moment qui nous est offert!
     
     
     
     
     
     
    Allez, pour rester dans l'esprit, je vous envoie regarder vers le site d'un auteur de polars qui, devant le refus obstiné des éditeurs, a pris le parti de s'auto-éditer. Et grand bien lui en a pris! Humour, jeux de mots et poésie sont au rendez-vous dans ces romans noirs au style bien particulier...
    Et si on désire découvrir son travail plus avant, il suffit de lui demander : il envoie gentiment et à titre gracieux les premiers chapitres de certains de ses romans!
     
    Mais voilà, notre homme a plusieurs cordes à son arc : auteur, certes; et éditeur, donc; mais également photographe, illustrateur, compositeur... Cet amoureux des mots et de la guitare apparaît vite comme quelqu'un de très sympathique et maîtrisant l'outil informatique : son site est très bien fait et riche en émotions! Ainsi, et pour avoir lu une partie de son travail, je recommande vivement le site de Pascal Lys ^^
     
     
     
     
     
     
     
    Pendant ce temps, il fait encore nuit...
    May 31

    Histoire de Méli...

    Allez, j'y vais de mon petit post aussi...
     
    Avant-dernier jour de cours, et déjà certains nous ont quittés... Je ne vous cache pas qu'à la fin de cette journée un double sentiment m'assaille. Celui d'apaisement moral, issu de la fin d'une année scolaire (bien remplie malgré les apparences!) ; la fin des DST en bois, des dossiers à rendre sur des sujets plus ou moins approximatifs, des visites de bibliothèques, des séances de conférences (hum) et j'en passe... Mais derrière la joie de terminer l'année, le fait d'avoir vu certains étudiants s'en aller déjà m'a causé une petite boule dans la gorge. Vous allez me manquer! Comme on se le disait avec Maïlys, je suis heureux d'avoir pu intégrer une promotion à l'ambiance aussi bonne, et pour une fois je ne serai pas mécontent de reprendre les cours à la rentrée! (mais nous n'en sommes pas encore là).
    J'ai hâte d'être à l'année prochaine, rien que pour vous retrouver, observer le comportement des premières années lors du premier "séminaire d'insertion professionnelle" dans Paris (j'ai pensé aux allergiques en ne prononçant pas le mot!), organiser les JPO avec une super équipe, faire des dossiers la veille au soir (re-hum)...
    Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit! Je vais goûter pleinement (après un petit stage duquel j'attends beaucoup) aux joies des grandes vacances (en plus je n'ai pas trouvé de travail : farniente totale!) : quelques semaines pour se remettre de ses émotions et visiter un bout de l'Europe avec la femme que j'aime... Alléchant programme, non?;-)
     
    Ce ptit billet pour vous annoncer solennellement que je suis bien heureux de vous avoir rencontrés, et que j'ai vraiment passé une super année à vos côtés! J'ai conscience que je n'aurais pu rencontrer de telles personnalités (et si différentes) dans un contexte autre... Assouvir sa passion des livres aux côtés de personnes aussi intéressées qu'intéressantes, de plus en ayant un diplôme au bout (re-re-hum), je trouve cela formidable! Moins d'un an avant d'entrer ici je n'aurais pas cru cela possible.
     
    Et un petit "spécial dédicace" à James, Anglais exceptionnel, que nous ne reverrons malheureusement plus dans nos murs. Je crois que son année en France lui a bien plu, surtout par son côté "épique" (ses professeurs en Angleterre lui ont dit que son immersion n'aurait pas été totale s'il n'avait pu pleinement goûter à une grêve bien sentie, spécialité de nos contrées!^^).
    Tant qu'on y est, et comme je le signalais sur l'espace de Cha', une autre pour notre équipe du Paris Lire (pardon, à vos souhaits), qui mine de rien m' (nous) a permis de découvrir énormément de choses sur tous les plans, personnel et professionel (sans compter les cours d'orientation dans Paris intra-muros^^)!
     
    J'avoue, l'ambiance me manquera... Merci à vous tous (et toutes) d'être comme vous êtes, surtout ne changez rien! Et vive msn, instrument de communication par excellence!
     
     
     
     
     
     
     
    Et pendant ce temps, au Jardin du Luxembourg, une carpe a fait *blop*...
    May 30

    Et vous, ça va?

     
    Pour paraphraser Knarf, "je me posais juste la question, comme ça"...
    Tiens, on est déjà le 30 mai! Ce que le temps passe vite.
     
    Ma devise du jour : je devrais souvent réfléchir un peu plus...
     
    Et j'ai bien réfléchi, noir sur fond jaune c'est pas terrible non plus.
     
     
     
     
     
     
     
     
    Pendant ce temps * ATTENTION DERRIERE TOI!!!!!!
     
    ...
     
    Ah ben non, rien.
    May 18

    Rien sur pas grand-chose...

    A dire vrai, je ne suis pas pressé d'aller me coucher...
    Pourquoi?
    Pourtant j'ai sommeil. Aurais-je peur du noir? Comme quand on est gamin, que l'on veut jouer "encore cinq minutes" : on cherche inconsciemment à retarder le moment d'aller se coucher. La nuit est encore pleine de mystère, à cet âge-là... On ne sait pas ce qu'il y a sous le lit, ou dans le placard. Mais maman nous dit de ne pas  nous en faire : il n'y a pas de monstres, voyons, et en plus elle laisse une petite lumière, regarde. Merci maman. Mais ma soeur m'avait bien stipulé que les monstres attendent bien que les mamans soient parties pour se manifester... Pas de quoi être rassuré.
    Soudain un bruit déchirant, qui me pénètre le coeur.
    Un hurlement, inhumain et pour cause : deux chats qui se battent, pour une femelle ou un bout de territoire (le jardin est vachement grand, en fait quand on y réfléchit...). Si Tigris aura peut-être un bout d'oreille en moins demain matin, je n'ose imaginer l'état de son adversaire. J'ai beau connaître l'origine de ce tumulte, je ne peux m'empêcher d'être impressionné par ces feulements rauques.
    Je retrouve la même beauté effrayante lors de gros orages... Un grondement sourd, tout d'abord. Un second un peu plus tard, un peu plus fort. Puis un éclair, fort et beau. Un bruit comme un craquement de ciel, et toute la maison qui tremble : la foudre est tombée à quelques centaines de mètres d'ici, en pleine forêt. J'irai voir le chêne fendu demain. La loupiote qui n'était gentiment restée allumée que pour moi s'est tue. Elle aussi doit avoir peur de l'orage.
    Quelque chose est lancée à toute force contre ma fenêtre. Encore. Encore et encore. Une fenêtre claque, au rez-de-chaussée. Et la pluie s'abat, lourde, impitoyable, laissant tout silencieux sous son vacarme. Les deux matous ont peut-être fait la paix. Tous les deux abrités sous le porche de la maison ou dans la cabane à outils que papa s'est amusé à construire l'été dernier, ils se grillent chacun une cigarette. Chaton en propose une à Tigris, qui lui allume. Et ils discutent, de tout de rien, du temps et de la petite du bout de la rue, en regardant la pluie tomber.
    Cette idée m'occupe l'esprit, et me calme un peu.
    Le vent est violent, il chasse ces gros nuages lourds qui font peur aux enfants, pour aller plus loin en effrayer d'autres... Les grondements s'atténuent, peu à peu. Les traits de lumière se sont espacés. L'orage s'en va. La pluie continue de tomber, fort et régulièrement. Ce n'est plus la pluie violente et hargneuse du début, celle-ci apaise la colère du ciel et abreuve la terre. Les escargots seront contents.
    Je ne sais pas quelle heure il est. Je ne peux pas allumer la lumière. Tant pis. Ce n'est pas une donnée réellement essentielle pour mon futur proche. Mais je n'arrive pas à dormir. Ces déchaînements de la nature m'impressionnent toujours. Un peu malgré moi, un peu parce que je le souhaite.
    Aujourd'hui j'ai la même réaction. "Encore cinq minutes..." d'un ton qui se veut pleurnichard mais n'est pas crédible. Aujourd'hui ma mère ne me demande plus d'aller me coucher, parce que j'ai école demain, et que je dois me lever tôt. Mais j'aurai mal au ventre demain. Je n'ai pas envie d'aller me coucher : quand on dort le temps passe plus vite, et je ne veux pas plus vite avoir mal au ventre. J'ai gardé cette réaction. Profondément enfouie, elle ressort parfois. Pourtant demain est déjà là. Si j'écrivais toute la nuit, jusqu'à ce que le soleil se lève (dans trois heures, après tout), ou vraiment jusqu'à demain? Aujourd'hui j'habite seul. Mes jouets sont plus perfectionnés, et personne ne me grondera parce que je ne vais pas me coucher.
    Du coup j'ai encore changé la toile de fond de cet espace personnel. D'ailleurs...c'est vrai ça! C'est un "espace personnel "! que faites-vous donc là? ... Hein? C'est moi qui vous ai invité(e)?? ...  Ah ouais? Mmh. Oui, c'est vrai aussi. Ca vous plaît la visite, au moins? ... Mmh, ouais, bon. Faites pas de bruit, hein. Merci. Bon je reprends. La toile de fond, disais-je d'un air déploré, que j'ai encore changée, encore modifiée. Serait-ce symptôme d'une certaine inconstance chez moi? Ou d'un certain sentiment de... de... de. Oui ; peut-être. Mais certainement que non : je suis juste d'humeur changeante, et en plus il fait nuit. Donc, virgule, une pleine lune hivernale me semblait de rigueur (je sais, ce n'est plus la pleine lune depuis plus de deux jours et nous ne sommes plus en hiver, mais de toute façon cherchez pas, j'ai raison). A ce rythme je pense que j'en essaierai beaucoup...
    J'ai laissé la fenêtre grande ouverte, et pourtant il fait toujours chaud. L'orage n'a pas éclaté, mais ce n'était pas loin : quelques éclairs, un grondement sourd, et puis plus rien.
    Je me lève tôt demain. Enfin, dans cette phrase, "tôt" et "demain" apparaissent comme des concepts assez approximatifs... Etant donné qu'il est déjà tôt et qu'on est déjà demain.
    J'aime bien cette heure en cette saison. Tout est calme : tout le monde dort. Seul au milieu de la nuit. On ne voit même pas les étoiles, c'est pour dire à quel point on peut se sentir seul. Pas un souffle de vent. Plus de chant d'oiseau, même si les premiers ne vont pas tarder à se faire entendre. Mais la lumière des lampadaires, qui fait mal aux oreilles.
     
    J'ai caressé un chaton aujourd'hui. Une petite chatte à moitié Sacré de Birmanie. Cela fait longtemps que cela ne m'était pas arrivé. Caresser un chaton de quelques semaines pendant qu'il ronronne en s'endormant sur mes genoux, c'est ce que j'appelle frôler le bonheur...^^